« Tu ne tueras point » (Hacksaw Ridge)
- 11 nov. 2016
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 déc. 2020
Quelle histoire poignante et inspirante !
Je suis allée voir ce film avec un ami chrétien. La bande-annonce m’avait plutôt interpellée… Comment, fils d’un militaire retraité, peut-on s’engager dans l’armée américaine, dans un contexte d’après Première Guerre Mondiale, en ne souhaitant pas toucher une seule arme ? C’est le pari qu’a fait Desmond T. Doss, dont le film s’inspire, en 1942 pour la Seconde Guerre mondiale en intégrant les troupes américaines se battant contre le Japon côté Pacifique.
Le personnage au début n’a l’air de rien. J’ignore si l’introduction est un fait réel ou une invention de Mel Gibson mais on comprend tout de suite ce qui a poussé ce jeune Desmond à ne pas vouloir sombrer dans la violence. Un accident grave va marquer à jamais le cœur, l’âme, la conscience-même de notre héros. Cet incident sera pour lui comme un rappel à l’histoire de Caïn, premier meurtrier dans la Bible (Gn 4)… Ayant un père alcoolique, violent, complètement miné et meurtri par la Première Guerre Mondiale où il a combattu, rien ne pouvait plus lui faire fuir les armes et tout ce qui est en rapport avec. Cependant, voilà, de plus en plus de jeunes, dont son frère s’engage dans l’armée pour répondre à l’appel au combat contre « l’ennemi menaçant ». Desmond T. Doss, lui aussi habité par le sens du devoir de protéger, d'aider ceux qui souffrent, ressent cet appel. Il ressent le besoin viscéral de dire : « oui, je m’engage » pour donner un sens à son existence. Il finit alors par s'engager mais ses débuts ne seront pas faciles. En effet, ses premiers ennemis ne seront pas ceux de l’autre côté du Pacifique mais ses compatriotes et compagnons de régiment…
Une foi héroïque
Bien que romancée, le film sait mettre en valeur ce soldat américain qui a su se battre jusqu’au bout pour ses convictions. Objecteur de conscience, la foi de Desmond T. Doss (Andrew Garfield), si grande malgré le doute des heures sombres nous intrigue, nous fascine et finit même par nous inspirer. Serions-nous prêts à aller si loin pour témoigner de l’amour du Christ pour nous? S’il m’arrivait de rencontrer un tel être, rempli de sa foi et ses convictions, me laisserais-je déranger ou agirais-je comme les sergents, soldats soi-disant compatriotes (sensés aussi être chrétiens) ? En tout cas, quelque soit l’appel que Dieu a sur ma vie, j’espère pouvoir y répondre « oui » avec la même force et conviction que Desmond T. Doss l’adventiste.
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! » Mt 5,9
Bon film!
Bande-annonce :
Mon avis : un autre film réalisé par Mel Gibson. Après « La Passion du Christ » et « Apocalypto », je m’attendais à un film plutôt crû et violent (vu le contexte), je n’ai pas été déçue. C’est bien du Mel Gibson. Je suis restée littéralement clouée sur mon siège pendant plusieurs minutes au côté de deux autres spectatrices après le film. Impossible de se lever comme si de rien était. Je ne suis en aucun cas fan de sa manière parfois si dure de montrer les choses (et il m’arrive de détourner la tête plusieurs fois durant ses films) mais il a le mérite de réaliser des films avec des messages toujours très fort.








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