La pollution à Shanghaï : 上海空气污染 (Shanghaï kongqi wuran)
- 23 déc. 2015
- 3 min de lecture

Pour commencer, je dois vous avouer que c’est un sujet que je ne pensais pas devoir aborder si tôt. Cependant, la réalité vécue me fait prendre conscience que c’est bel et bien un sujet incontournable. Incontournable à tel point, que c’est le premier sujet abordé par une de mes professeures en début de chaque cours et ça a donc été l’un des premiers mots que j’ai appris en arrivant. Ici, on discute de la qualité de l’air du jour comme du temps qu’il fait…
Petit retour en arrière : avant de venir en Chine, la pollution a été un élément important dans ma prise de décision. « Ai-je vraiment envie d’aller là-bas avec tout ce qu’on entend ? ». En demandant autour de moi, certains m’ont assuré que Beijing était vraiment la ville où la pollution de l’air était catastrophique et que Shanghaï n’était pas aussi polluée. Après consultation auprès d’amis chinois, temps de réflexion et discernement, j’ai pris la décision de venir à Shanghaï non seulement pour apprendre la langue mais aussi découvrir la culture chinoise et vivre parmi eux, dans leurs conditions de vie.
Pour mon séjour, j’avais dans l’idée que je serais comme la majorité des citadins qui « respirent » chaque jour sans porter de masque. Pour vous illustrer les faits avec une estimation très grossière, je dirai que je croise une personne sur dix environ portant un masque pour filtrer l’air. Ce n’est donc pas la majorité de la population. Les dix premiers jours, je n’ai rien remarqué d’anormal, je trouvais l’air plutôt respirable. Cependant, un jour en sortant, j’ai soudainement commencé à ressentir quelque chose. En allant en cours, comme à mon habitude, je remarque aussi qu’il y a bizarrement plus de monde qui portent le masque… J’ai appris dans la soirée par ma colocataire russe qu’il y avait eu une alerte pollution ce jour-là et qu’il me fallait télécharger l’application qui donne à chaque heure les données de la qualité de l’air à Shanghaï. Je me découvre donc sensible à la pollution, je n’ai pas le choix : il me faut moi aussi porter un masque !
Si j’étais un peu réticente au début concernant la qualité de ceux-ci, j’ai constaté que je me sens nettement mieux avec, les jours de forte pollution. On finit, malheureusement, par s’y habituer assez rapidement même si je ne le porte pas tous les jours. Si en Occident nous ne sommes qu’aux balbutiements de prise de conscience sur la préservation de l’environnement et la pollution, ici c’est du concret ! L’une des choses qui m’a très vite frappée est le grand nombre de voitures et scooters électriques à Shanghaï. Tous les bus de transport en commun de la ville sont aussi électriques. On ne peut pas dire que la Chine ne cherche pas à combattre ce grand fléau ! Peut-être le fait-elle plus hardiment que d’autres (taxes sur les voitures, prix exorbitants des licences et permis, etc) mais est-ce suffisant ? Je me demande si ce que vivent en ce moment les chinois n’est pas ce que nous auront à vivre d’ici quelques années…
En tout cas, étant de nature optimiste, je garde quand même espoir. La vie ici reste tout de même très agréable. Il est facile de bien manger pour presque rien [autre billet à venir…]. Aussi, j’ai la chance de vivre dans un beau quartier avec beaucoup d’arbres, dont des palmiers, un parc à proximité, j’entends même chanter les oiseaux tous les jours depuis ma fenêtre comme à l’instant où j’écris ce billet…
Non, je ne peux pas me plaindre. :-)


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